]..es moyeos les plus destnictifs ^taicnt au pouvoir de nos enneniis, tandis que nos moyeos de defense ^taient bien faibles; les batteries fiircnt bien vite constniites non sous la direction d'un ing&ieur, mais d'un excellent colonel de I'^tat major, maintenaat g^n^ral-lieutenant Hahnhaidt; les Bondages de mer se trouv^rent de deux pieds plus profonds que ceoi qui ^taient indiqu^; en iait de canons et de mortiers nous en avions 4S, pour la plupart en fort mauvais ^tat; plusieurs entre eux piis du mole de la quarantaine ^taient du temps de Pierre le Grand et servaient de pillieis pour I'attache des vaisseaux; la batterie du matelot Toscan volontaiie Deji-Deji-Moka fut constmite et ann^e pour son propre compte. Et d^ par ces moyens que nous devions nous d^fendre contre I'immense flotte alli^ des deux premieres nations matitimes! Dieu me donna de la foi cd sa sainte bont^ pour la defense de la juste cause, et la feime resolution de ne point accepter I'oflre imp^rieuse du commandant en chef de la flotte, qui \ la reclamation des consols me priant de manager les habitants, en accordant les demandes, ' que ce ne serait pas digne de la Russie I ' Et le Tr^haut accomplit un miracle; n'ayant perdu que 60 hommes et n'eut que quelque dommage fait it la ville le bombardement fut retir^ honteusement do combat; la descente sur le Peresep fiit repous^ avec perte. L'exploit sans exemple du jeune officier de vingt ans Stchegoleff, ressortait en relief du tableau de)a bataille, \ laquelle assisuient plusieurs milliers d'habitants battant des mains; la batterie de Stchegoleff, plac^e \ Tangle saillant du m61e de la quarantaine, combattait pendant plus de 6 heures contre gros bStiments, d'abord avec 4 canons, et puis avec un seul, et quand les 4 caissons ^clat^rent, 3 canons furent d^mont^, les pilotis du mfile ^talent en feu et que les vaisseaux places prfa du m6Ie, brulaient, alors le jeune h^ros, tambour battant, ramena ses ■oldats et me les pr^senta, d'apr^ mon ordre.
Lorsque au commencement de la bataille je gallopa! vers cette batterie, pour encourager ses d^fenseurs, je trouvai sur une ^tendue de quetques sagfenes carries un veritable cnfer; toutes sortes de projectiles creux edatant de tons les cdt^s de la batterie rappelaient le feu de file. Slchcgoleff commandait avec un sang froid imperturbable; les soldats d'artillerie.
by Google les coDg^i^ et ceux en cong^ illimit^s, lestement mais sans confusion, travaill&rent pr^s des canons, et un d'entre eux courait du flanc gauche de la batlehe en dehors, (sur la berme) pour observer les vaisseaux, pour am^lioier la position du tir et m'en faire rapport La majeure partie des habitants contemporains d'Odessa sans difference de nationality, religions et suggettons isW), pen^trde d'un seul inttJrft pour la sainte cause et d'amour pour la Russie risquant de perdre la vie ou d'etre t^moin de ce combat in^al et du miracle op^r^ par le Tr^s-Haut lis se conduisirent d'ane manierc parfaite et etonnante, dans ce pdnible instant pour Odessa. Je fus fort heureux de pouvoir porter k la connaissance du pfere de la patrie, les sentiments dont ^taient pen^tr^ les habitants d'Odessa et bient&t notre bien-aim^ Empereur envoya k Odessa le resent suivant au plus haut d^jT^ flatteur pour elle:
Par la Grice de Dieu, Nous Nicolas I*', Empereur et Autocrate de Toutes les Russies, etc, etc., etc
Aux habitants de Notre aim^e et feale ville d'Odessa.
Les flottes combindes d'Angleterre et de la France, ^tant entries dans la mer Noire attaqubrent, il y a de cela quelques jours Odessa, ville de pais, ouverte au commerce de I'Europe enti&re.
Notre aide-de-camp-g^n^ral le baron d'Osten Sacken, en rendant signal^, avec laquelle la force militaire a repouss^ les attaques de I'ennemi, a port^ en m€me temps i Notre connaissance qu'au milieu des dangers qui mena^aient la population, la tranquillity et I'ordre publics, ont tft^ respect^ par les habitants, qui ont suivi avec un z^le exemplaire toutes les dispositions des autorit^ locales.
Le sratiment intime du devoir inspire par notre s^nte religion et par le dtfvouement au trone, anime i Notre grande satisfaction toutes les classes de Nos fiddles sujets. Mais c'est \ Odessa que ce sentiment unanime, si digne d'^oges, vient de se manifester dans sa pl^tude, au bruit des canons ennemis.
II etait impossible que la d^loydes par les habitants de cette ville n'altirassent pas toute Notre attention. C'est pourquoi Nous Nous plaisons & en exprimer aux habitants d'Odessa de toute condition, Notre bienveillance particuli^e.
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